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Les insomnies

L’insomnie est le plus fréquent des troubles du sommeil. Selon les différentes études, environ 30% des adultes ont  des insomnies occasionnelles (ou transitoires) et 10% des  insomnies chroniques.

2 juillet 2012. Le comité éditorial

Qu'est ce que l'insomnie ?

Définition :

InsomniesL’insomnie se définit comme la plainte subjective d’un mauvais sommeil dans un contexte où l’opportunité de dormir normalement est présente. Elle se traduit par :

- Des difficultés d’endormissement (on parle d’insomnie d’endormissement)

- Des éveils dans la nuit

- Un réveil précoce le matin

- La sensation d’un sommeil non reposant et non récupérateur malgré un temps de sommeil suffisant.

Ces difficultés peuvent survenir seules ou ensemble  et évoluer tout au long de l’insomnie.

Enfin, un retentissement négatif sur la qualité de la journée telle la fatigue, l’irritabilité, des troubles de la mémoire, des troubles de l’humeur, des maux de têtes, des difficultés de concentration doit être associé aux difficultés nocturnes.

Insomnie chronique ou aigüe

L’insomnie chronique est caractérisée par le fait d’avoir une plainte subjective avec un retentissement négatif dans la journée au moins 3 fois par semaine et avec une durée minimale de 3 mois.

L’insomnie est dite aigüe si elle dure moins d’un mois avec les mêmes caractéristiques.

Les causes de l’insomnie

Aujourd’hui, on ne sait pas encore bien expliquer pourquoi et comment l’insomnie se déclare. Sans rentrer dans la complexité neurophysiologique et biologique, de  nombreux modèles existent qui prennent en compte les 3 mêmes phénomènes suivants :

- Une prédisposition (être anxieux, être court ou long dormeur, avoir des parents insomniaques,…)

- Un élément déclenchant (dette de sommeil, rythme veille-sommeil irrégulier, naissance d’un enfant, vie en couple, deuil, séparation,…)
Ces 2 phénomènes expliqueraient le début de l’insomnie appelée à ce stade insomnie aigüe.

- Des facteurs d’entretiens de l’insomnie (une anxiété grandissante, une rumination, un temps au lit trop grand,  une mauvaise hygiène du sommeil,…)
Ces facteurs d’entretiens sont souvent la cause du passage de l’insomnie aigüe à l’insomnie chronique.

Les différentes formes d’insomnies

L’insomnie idiopathique

L’insomnie idiopathique s’installerait au cours de l’enfance. L’explication serait un dérèglement de nos 2 systèmes de la veille et du sommeil au niveau de notre cerveau. L’absence de cause clairement identifiée rend difficile et long le diagnostic. Cette forme d’insomnie a peu de périodes de rémission et dure longtemps.

L’insomnie aigüe ou d’ajustement

L’insomnie aigüe est caractérisée par un facteur déclenchant identifiable (problèmes au travail, stress, séparation, douleurs physiques, nouveau-né à la maison,…)

L’insomnie aigüe évolue et peut régresser naturellement. Néanmoins, des personnes connaissant cette condition peuvent basculer dans l’insomnie chronique s’ils développent des réactions non appropriées ou une anxiété liée aux difficultés de leur sommeil.

L’insomnie psychophysiologique :

L’insomnie psychophysiologique est la forme la plus courante des insomnies. Elle s’explique entre autre par une sensibilisation accrue de tous les aspects liés au rituel du sommeil. Cette sensibilisation accrue se manifeste aussi bien au niveau de tensions de votre corps que par l’anxiété générée par le coucher et la peur de ne pas dormir.

Les personnes présentant ce type d’insomnie ont un sommeil fragile et précaire. Cette fragilité du sommeil peut activer ou réactiver leur crainte par rapport au coucher et au sommeil, et donc les mettre dans le cercle vicieux de l’insomnie.
Ce type d’insomnie est très sensible à une prise en charge par la thérapie comportementale et cognitive.

L’insomnie pour mauvaise hygiène de sommeil

L’insomnie pour mauvaise hygiène de sommeil est une insomnie provoquée par des mauvaises habitudes de sommeil et par un comportement mal-adapté par rapport à son besoin de sommeil.

Ce comportement mal-adapté a comme conséquences aussi bien un allongement du temps d’endormissement que des réveils multiples durant la nuit amenant un sommeil de pauvre qualité.

Un retour à une bonne hygiène et à des habitudes de sommeil respectant le rythme veille-sommeil peut permettre un retour à un sommeil de bonne qualité
> Voir Nos 15 conseils pour mieux dormir.

L’insomnie secondaire à la prise de produits.

De nombreux produits ont comme effets secondaires de potentialiser des symptômes de l’insomnie. Par exemple, certains médicaments peuvent vous stimuler et donc vous empêcher de vous endormir.

D’autres substances telles que l’alcool, la nicotine du tabac ou la caféine ont une action excitatrice au niveau neurologique provoquant la perturbation du sommeil tout au long de la nuit.

Il est donc important lorsqu’une période d’insomnie dure plus d’un mois ou lorsqu’on ne trouve pas de cause, de vérifier que celle-ci n’est pas provoqués par une consommation excessive d’une substance.

L’insomnie secondaire à une affection médicale

L’insomnie secondaire à une autre pathologie est assez fréquente et peut se classer en 2 catégories

L’insomnie secondaire à une maladie non psychologique

Différentes pathologies peuvent impacter la qualité de votre sommeil comme par exemple le mal de dos, les troubles de la prostate, un trouble bronchite chronique. L’insomnie réagit en fonction de l’autre pathologie et peut s’aggraver ou diminuer en fonction de l’état de la pathologie initiale. Elle suit donc le cours de la maladie mais il est important de la prendre en charge indépendamment pour éviter les mauvais comportements en réaction de son mauvais sommeil.

L’insomnie secondaire à un trouble mentale.

C’est un domaine compliqué car il y a une grande relation physiologique entre le sommeil et notre équilibre mental. Par exemple, certains dérèglements du sommeil peuvent survenir en même temps ou en réaction à des troubles de l’humeur voire à une dépression. Dans les critères diagnostiques de la dépression, l’insomnie est un symptôme de la dépression. Le diagnostic doit donc différencier les 2 troubles même s’ils sont proches et chaque trouble doit bénéficier d’une attention particulière.

L’insomnie paradoxale

L’insomnie paradoxale est une insomnie où l’on ne retrouve pas de preuve objective de cette insomnie. Il y a donc un décalage entre la plainte du mauvais sommeil et la normalité de la qualité du sommeil objectivé par la polysomnographie qui est le seul examen permettant d’objectiver le décalage de perception du patient.

De nombreuses hypothèses (conscience accrue aux stimuli durant la nuit, distinction de la veille et du sommeil modifiées,…) sont avancées pour expliquer cette forme particulière d’insomnie.

Les conséquences des insomnies

Les principales conséquences de l’insomnie sont la dégradation de la qualité de vie et de la vie professionnelle et un risque d’accidents accrue à cause de la somnolence diurne excessive.

- L’insomnie conduit à une diminution du temps de sommeil et/ou à une dégradation de la qualité du sommeil. Ces 2 caractéristiques ont des conséquences négatives sur la qualité de vie et la vie professionnelle ainsi que sur l’humeur, la forme, la fatigue ressentis par le patient lorsqu’il est éveillé. Un risque de retrait social, de troubles psychologiques et de consommation excessive de produits et d’alcool peuvent exister également.

- La somnolence excessive qui accompagne le manque de sommeil est un facteur prédictif important d’accidentologie. En effet, elle induit une baisse de la vigilance et accroit le risque d’accidents du travail et domestique.

Comment faire le diagnostic ?

La consultation médicale

Tout d’abord, comme pour tout problème de santé, la consultation chez le médecin est nécessaire et doit porter sur les aspects suivants :

- L’ensemble des différentes phases du nycthémère :

- Difficulté à l’endormissement

- Difficulté à maintenir son réveil durant toute une nuit

- Problème de réveil précoce 

- Etat de forme au réveil

- Fonctionnement durant la journée

- Sa durée (aigüe ou chronique)

- Son histoire et son évolution au temps de l’examen

- Les habitudes et l’hygiène du sommeil 

- La prise de médicaments ou substances perturbant le sommeil

Les questionnaires d’orientation diagnostique

L’examen clinique doit permettre de faire le diagnostic de l’insomnie en excluant d’autres pathologies ayant les mêmes symptômes. On appelle cela le diagnostic différentiel. Pour cela, le médecin peut s’aider de nombreux questionnaires d’orientations diagnostiques (Syndrome d’apnées du sommeil, syndrome des jambes sans repos, dépression, anxiété…).
Ces questionnaires sont accessibles et certains centres du sommeil ont développé leur propre questionnaire.

L’agenda du sommeil

L’agenda du sommeil est l’outil diagnostic le plus important pour isoler et identifier les insomnies.

Les heures de coucher et de lever, le temps estimatif de l’endormissent ainsi que les éveils durant la nuit doivent être indiquées quotidiennement pendant au moins une semaine. Ces informations permettent le calcul de paramètres du sommeil comme le temps total passé au lit et le temps dormi sur le temps total passé au lit. Le ratio de ces 2 paramètres est appelé efficacité du sommeil et doit être idéalement supérieur à 85%.

De plus, ces informations permettent au médecin de visualiser les habitudes de sommeil et de mettre en place une prise en charge adaptée.

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L’actimétrie

L’actimétrie est un outil qui permet de connaître vos périodes de repos et d’activité durant une journée. Il peut être complémentaire d’un agenda de sommeil.

La polysomnographie

La polysomnographie n’a que peu d’intérêt pour le diagnostic de l’insomnie sauf dans le cas de l’insomnie paradoxale.

Quelle prise en charge ?

La prise en charge de l’insomnie repose sur les approches non-médicamenteuses et médicamenteuses.

Les approches non médicamenteuses

Depuis 10 ans, les techniques non-médicamenteuses ont une place privilégiée grâce à son efficacité et à cause des effets secondaires des médicaments hypnotiques existants.

La thérapie comportementale et cognitive

La thérapie comportementale et cognitive devrait être le traitement de référence en France pour la prise en charge des insomnies. Elle associe l’hygiène du sommeil, le contrôle du stimulus, la restriction de sommeil et la gestion des pensées dysfonctionnelles.

L'hygiène du sommeil

Le respect de règles de base sur l’hygiène du sommeil a un intérêt par lui-même, notamment dans les cas plus légers d’insomnie ou lorsque la mauvaise hygiène du sommeil est la cause de l’insomnie.

La relaxation

La relaxation est indiquée quand la tension interne peut-être la ou une partie des causes de l’insomnie.

Les médicaments

De nombreux médicaments existent pour aider à mieux dormir et soulager les insomnies. Chacune des classes de ces médicaments ont des avantages et des inconvénients.

- Le zolpidem et la zopiclone sont des hypnotiques de références. Ils affectent peu l’architecture du sommeil et ont moins d’effets secondaires que les autres médicaments utilisés. De plus, ils ont une durée de demi-vie plus courte que les autres médicaments et ont donc moins d’effets résiduels sur la forme du lendemain.

- les benzodiazépines sont des molécules largement prescrites avec une certaine efficacité. Néanmoins, elles affectent l’architecture du sommeil et dérèglent le temps des différents cycles du sommeil. Elles ont de plus un retentissement négatif sur la forme du lendemain et induisent une dépendance.
Elles sont contre-indiquées en cas d’apnées du sommeil.

- la mélatonine peut également être une option thérapeutique dans des cas précis d’insomnie.

La plupart de ces médicaments sont dangereux pour la conduite automobile. Il est donc conseillé de se reporter à la notice du médicament ou de demander conseil à votre pharmacien.

- L’approche combinée entre une approche non-médicamenteuse avec un médicament hypnotique peut également être proposée. Chacune des 2 approches ayant un intérêt à différents moment du traitement.

 

Nous vous informons que  ceci ne constitue pas un avis médical. Si vous souhaitez avoir un avis sur un éventuel trouble du sommeil, parlez-en à votre médecin traitant lors d’une prochaine consultation

 

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